The White Stripes | Under Great White Northern Lights – Documentaire Musical – 2009

The White Stripes - Under Great White Northern Lights 2007

Enregistré en 2007, Under Great White Northern Lights est le premier album live des White Stripes à paraître (officiellement, du moins). Et ce n’est pas n’importe comment, puisqu’il relate la tournée du duo à travers le Grand Nord canadien et notamment la Nouvelle-Ecosse. Choix stratégique, car Jack White est né au Canada. S’il n’y va pas souvent, les attaches sentimentales y sont assez fortes – ce qui explique que chaque morceau soit interprété à fleur de peau…

C’est au son des cornemuses que s’ouvre et se ferme Under Great White Northern Lights, riche de seize morceaux judicieusement choisis pour illustrer cette tournée a priori inoubliable. Cette année-là, le duo américain est mondialement connu, ses concerts sont suivis par un public en transe et ses disques se vendent comme des petits pains. Cependant, Jack et Meg White ne sont pas du genre à se reposer sur leurs lauriers, comme le prouve cet échantillon de leurs morceaux joués hors studio.

« Little Ghost », « Blue Orchid », « Ball And Biscuits », « Let’s Shake Hands » ou « I Just Don’t Know what to do with Myself » sont reconnaissables, semblables à leur version originelle et pourtant sans cesse réinventés… La douceur de « We are Going to be Friends », la rage de « The Union Forever » ou l’euphorie de l’imparable tube « Seven Nation Army » dénudent l’immense talent de songwriter de Jack White, facilement considéré comme digne successeur de Johnny Cash…

Et qui se permet d’ailleurs de reprendre avec âpreté le fameux « Jolene » de Dolly Parton. Under Great White Northern Lights n’est pas un simple live, puisqu’il peut être complété d’un DVD remarquablement bien fait, retraçant le périple canadien des White Stripes. On y suit pas à pas Jack White, le cerveau du groupe, guitar hero et plus encore (on oublie souvent qu’il est excellent pianiste), colossal de talent. Mais on est également intrigué et séduit par la (fausse ?) placidité de la souriante Meg White, lunaire à souhait.

Parfait équilibre entre blues, country et rock, distillant une énergie impressionnante malgré le minimalisme de leur formation, cet Under Great White Northern Lights ravira les fans des White Stripes – qui ne manquent pas d’exulter en criant à plein poumons durant toute la durée du disque, sans pour autant que ce soit gênant à l’écoute… C’est à cela, peut-être, qu’on reconnaît le pur rock’n’roll.